Nike Zoom Fly 3 : toujours aussi efficace !

La suprémacie de la virgule

Tout le monde connaît la marque au Swoosh. Depuis septembre 2014, Adidas a cédé sa place de plus grand équipementier mondial après plus de 50 ans de règne, c’est désormais Nike qui monte sur la première marche du podium.

Créée en 1971 par Philip Knight et Bill Bowerman, la marque originaire de l’Oregon aux USA tire son nom de la déesse grecque “Niké” qui symbolise la victoire et qui a la capacité de se déplacer à grande vitesse.

Initialement lancée sous le nom “Blue Ribbon Sports”, Nike s’impose petit à petit dans le paysage sportif mondial grâce à des partenariats avec de grands évènements (Tour de France), de grands Athlètes (Michael Jordan, LeBron James, Kylian Mbappé ou Cristiano Ronaldo) et de grandes équipes (FC Barcelone, Chelsea FC ou encore Tottenham Hotspur FC). La marque américaine a forgé sa réputation grâce à des modèles de chaussures emblématiques (Tailwind, Air force 1, etc.) et des technologies révolutionnaires dans l’univers de la chaussure de sport comme la technologie “Air” qui incorpore des poches remplies de gaz dans la semelle intermédiaire afin d’améliorer le confort du coureur.

Des chaussures qui ambitionnent de faire tomber les chronos

Breaking 2 est un projet lancé en 2017 par Nike afin de passer sous la barrière des 2 heures sur marathon grâce à trois coureurs sous contrat avec le Swoosh : Eliud Kipchogue, Zersenay Tadese et Lelisa Desisa. Pour l’occasion, les trois coureurs étaient équipés d’un prototype créé spécifiquement: la Zoom Vaporfly Elite.

Cette chaussure était équipée de la toute nouvelle mousse “Zoom X” et n’a jamais été commercialisée. Pour la petite histoire, Eliud Kipchogue échouera la tentative en terminant son marathon en 2h00’25. Nike lance en suivant la Zoom Vaporfly 4% (empeigne en Flyknit, mousse Zoom X et plus légères) et la Zoom Fly, qui ont une tige avec une esthétique similaire avec un drop de 33mm.

Zoom Fly 1: le début d’une nouvelle ère

La Zoom Fly est une chaussure aux antipodes du minimalisme. Oui elle permet d’aller vite, son drop de 10mm et la plaque présente sur l’avant-pied offre un effet similaire à un tremplin où on se projette vers l’avant à chaque foulée. La rigidité de la chaussure permet de poser précisément le pied et demeure très réactive de la séance de VMA jusqu’au marathon pour les coureurs les plus aguerris. Sur l’arrière, la tige haute a une forme qui épouse parfaitement le haut du talon.

Ma première paire m’a permis de boucler mon premier 10k en 37 minutes et 23 secondes et a rendu l’âme au bout de 900 kilomètres. Un an plus tard, je me séparais de ma deuxième paire avec un peu plus de 600 kilomètres et un nouveau RP sur 10k à 35 minutes et 44 secondes.

Zoom Fly SP: taillées pour la course

Première évolution du modèle Zoom Fly: la version SP. Le mesh a été remplacé par une membrane de nylon transparent extensible avec un renfort suédé au talon pour éviter les frottements à cet endroit. Le modèle est plus léger et plus abouti que la première version et apporte davantage de liberté à votre pied grâce à la membrane nylon et les coloris du modèle SP sont vraiment incroyables.

Les lacets eux-aussi ont évolué et ressemblent sur cette version à un ruban. Attention à bien les serrer car sinon ils auront tendance à se défaire pendant votre séance ou pire pendant votre course. Pensez à prendre une demi taille de plus sur ce modèle par rapport à votre pointure habituelle sous peine (comme moi) de devoir les porter en casual plutôt que pour courir après plusieurs sorties.

Zoom Fly Flyknit: le naturel prend le dessus

Quand on essaie le modèle Flyknit pour la première fois, on a l’impression que cette une chaussure totalement différente. La poussée vers l’avant est plus amortie et la souplesse de la semelle se rapproche de celle des 4%. Autre point commun, les passants : ils sont quatre sur ce modèle contre 6 ou 7 sur les deux modèles précédents rendant l’avant-pied beaucoup moins verrouillé grâce au Knit.

Même si ce modèle a les mêmes traits, la même forme et la même hauteur de semelle des deux précédentes versions, la différence se joue dans les détails techniques. D’abord, cette Zoom Fly Flyknit utilise la mousse React qui apporte davantage que la mousse Lunarlon des deux précédentes versions. Ensuite, ce modèle a une plaque de carbone pleine à contrario de la plaque de nylon des Zoom Fly et des Zoom Fly SP. Ce sont des évolutions que l’on pourrait juger minimes mais qui ne restent pas moins significatives dans le ressenti que j’ai pu avoir. J’ai poussé ma paire de Zoom Fly Flyknit à 500 kilomètres avant de les mettre sur la touche.

Zoom Fly 3: une vraie (r)évolution

Longtemps présentée comme la petite sœur de la légendaire Nike Vaporfly Next%, cette Nike Zoom Fly 3 a beaucoup de points positifs et a subi un vrai lifting par rapport aux versions précédentes. Nous allons tester en détail la Zoom Fly 3.

Ce modèle utilise une empeigne Vaporweave qui reprend visuellement la membrane de la Fly SP mais avec un maintien optimal grâce à un chausson intérieur précis. Le laçage est également plus précis, et quant au talon, il est très bien maintenu grâce à des coussinets sur l’arrière. La lame de carbone laisse à penser que les points communs s’enchaînent entre la Zoom Fly 3 et la Vaporfly Next%, c’était sans parler du poids. 264 grammes pour les Zoom Fly 3, beaucoup plus lourdes que ses concurrentes directes ! Enfin, la semelle intermédiaire a elle aussi été retravaillée pour être plus “racée” que les modèles précédents.

Au niveau confort, la chaussure est très bien sur des séances de vitesse (quoiqu’un peu lourde par rapport à des modèles minimalistes), de seuil et en course jusqu’au semi-marathon mais je l’ai trouvée inadaptée pour les footings. J’ai amené ma première paire à 450 kilomètres avant de laisser entrevoir la lame carbone d’une semelle abîmée prématurément.

Après pas mal d’hésitation j’ai quand même racheté une seconde paire que j’utilise pour les séances de seuil, les 5 et les 10k car cette chaussure apporte un réel “+” pour la moitié du prix d’une NEXT%. Ce qui me semble être déjà très correct pour les coureurs amateurs que nous sommes !