Floriane Chevalier-Garenne : « j’ai l’impression de m’être trouvée quand j’ai commencé l’athlétisme »

Crédit photo : Alex Photosport

L’athlète

Présente-toi en quelques mots (âge, profession, club et pratique(s))

Floriane Chevalier-Garenne, j’ai 29 ans et je suis docteur en pharmacie depuis 2017.

Licenciée au CA BALMA cette saison, je suis revenue vivre dans la ville de mon premier club, Bourges après mes études. Je me distingue surtout en Cross, 5000, 3000m mais je fais aussi du 1500 et du 10km

Depuis combien de temps pratiques-tu cette/ces discipline(s) ?

J’ai commencé l’athlé en benjamine 1 à l’âge de 11ans, j’ai été conditionnée au cross depuis le premier entrainement, et se sont d’ailleurs les seuls souvenirs petite que j’ai de mon père athlète en compétition: celui des France de cross.

Quels sont tes RP (records personnels) ?

Le cross est vraiment la discipline qui me plait le plus! Mais bien sur, la piste a toujours été dans mes objectifs, 2’56 et 6’44 en minime (meilleures performances française de l’année), et plus tard sur 3000 (9’15) et 5000 (16’09), 1500 (4mn21).

Ton meilleur souvenir de course ?

Difficile de choisir, il y en a plusieurs:

  • Ma première sélection en équipe de France junior sur 3000m en cadette, parce que c’était la première
  • Mon titre de vice championne de France de cross espoir, à la maison à Lignières-en-Berry, après avoir repris l’athlé après deux ans d’arrêt pour passer mon concours de médecine/pharma
  • Les championnats du monde cross en 2019, j’ai gravé dans ma tête cette image des filles venues du monde entier venues courir ce cross incroyable à Aarhus

Pourquoi avoir choisi l’athlétisme ?

J’ai l’impression de m’être trouvée le jour où j’ai commencé l’athlé. Je suis plutôt de nature réservée et après avoir essayé d’autres sports, en septembre 2002 mon père m’a dit « je vais entrainer un groupe de jeunes ». Alors, j’ai choisi de mettre les baskets et de le suivre au stade et j’ai trouvé un moyen d’expression, une place, une seconde famille. Ce sport m’a permis de révéler certains de mes traits de caractères, depuis l’athlé c’est mon mode vie. 

Ses habitudes

Ton modèle de chaussure favori ?

J’utilise beaucoup de chaussures différentes… j’ai une préférence pour Brooks et Nike.

Garmin ou Suunto ?

Garmin !

Se dépasser ou dépasser les autres ?

Se dépasser ! Réussir mes objectif ou me motiver à aller à l’entrainement, je le fais avant tout pour moi. C’est un combat contre moi même, je cherche à voir jusqu’où je peux aller.

Thé ou Café ?

Café, petite addiction de ce côté là (rires)

Short court ou cuissard ?

Short de demi fond (coupé, volant) mais surtout boomer en compétition.

Travail perso ou travail d’équipe ?

Un compromis entre les deux serrait l’idéal, je m’entraine beaucoup seule depuis presque 10 ans et mon départ pour mes études, mais en équipe avec tous ceux qui m’entourent au quotidien.

Pointes ou lame carbone ?

Je n’ai jamais couru en carbone et je suis un peu de la vieille école donc pointes.

VMA ou seuil ?

VMA c’est mon point fort mais j’apprends à aimer le seuil.

En course, plutôt pop-corn ou youporn ?

J’ai toujours fini fort !

Bise ou serrage de pince ?

Plutôt bise mais plus rien depuis un an (rires)

Préparer ou improviser ?

Préparer ! Je suis quelqu’un de plutôt carré en ce qui concerne l’athlé, il faut que ce soit préparé, écrit et réfléchi.

Mentalement j’ai besoin de me préparer en amont afin de pouvoir répondre à toutes les situations de course le jour J. 

Cross ou course nature/trail ?

Cross, l’école de la vie ! C’est une discipline où l’athlète se bat avec ses armes contre lui même (et ses adversaires) et doit tirer son épingle du jeu selon le parcours proposé et les conditions météo. Il n’y a pas de notion de chrono, et toutes les disciplines (pistards, trailleurs et crosswomen) se retrouvent.

Quelle place prend l’athlétisme dans ta vie ?

Une place très importante.

Mon planning de vie est régi autour de l’entraînement et des compétitions, même si j’essaie parfois de m’en détacher pour ne pas oublier qu’il n’y a pas que ça.

J’ai aussi fait le choix de travailler à temps partiel pour pouvoir m’entrainer le mieux possible, et j’en suis contente, je me suis toujours épanouie avec mon double projet pro et sportif.

Au quotidien, ce sont des journées millimétrées, week-end et jours fériés compris. Je dois arriver à composer avec l’entraînement, la récupération, le travail et arriver à se coucher tôt afin de pouvoir enchaîner.

Comment est-ce que tu pourrais définir l’athlétisme et ta pratique pour des néophytes ?

C’est une sensation de liberté et un superbe moyen d’expression.

Quel message pourrais-tu donner aux jeunes qui sont en école d’athlé ?

Éclatez-vous ! Prenez toujours l’athlétisme comme un jeu, on ne peut forcer personne à courir, mais si vous en avez envie, foncez ! 

Avec une année 2020 particulière et deux confinements, comment s’est articulée ta pratique sur les douze derniers mois ?

Depuis plus d’un an, le contexte sanitaire m’a fait prendre conscience que je cours aussi et surtout parce que j’aime la compétition. En vieillissant et en affinant ses objectifs, on perd parfois la notion de plaisir mais finalement une journée sans courir est moins belle que les autres.

Quels sont tes prochains objectifs ?

Les championnats de France Elite sur 5000m et cet hiver j’espère les championnats d’Europe et de monde de cross !